Les Mayas créaient leurs propres sols pour lagriculture

first_imgLes Mayas créaient leurs propres sols pour l’agricultureLe 1er avril, lors de la réunion annuelle de la Société archéologique américaine, à Sacramento, des chercheurs américains présenteront leur étude, qui explique pourquoi les Mayas installaient leurs cités près de zones marécageuses, propices à la fertilisation.Pourquoi les plus importantes et les plus prospères communautés mayas étaient-elles localisées le long des vastes marécages de Tikal, dans le nord du Guatemala, où pyramides, palais et temples datant du IVe siècle avant J.-C. témoignent encore de la grandeur de cette civilisation ancienne et sophistiquée ? C’est sur cette question que se sont penchés, durant trois ans, le Pr Nicholas Dunning, géographe, David Lentz, biologiste, et Vern Scarborough, anthropologue, de l’Université de Cincinnati.À lire aussiBoson de Higgs, chèvre et masque maya, les 8 actus sciences que vous devez connaître ce 30 août”Il ne faut pas beaucoup de pluie pour rendre [l’endroit] impossible à pénétrer. Ce sont des marécages saisonniers. La boue devient très vite profonde”, explique le Pr Dunning, décrivant le site. Mais les chercheurs ont découvert que, lorsque les Mayas ont commencé à construire leurs villes près de ces zones humides, il en était autrement. Certaines parties de la zone étudiée peuvent avoir été des lacs peu profonds, avec des zones d’où les populations pouvaient extraire de la tourbe pour fertiliser les champs voisins, où les Mayas cultivaient principalement le maïs.Au fil des années, ces pratiques agraires, sur des terrains en pente, conduisirent à une érosion des sols aboutissant à la création de tabliers de sols profonds et riches le long de la zone intermédiaire entre le plateau et les marais. “Nous avons de bonnes preuves que Tikal et d’autres sites de cette région, comportant de ces sols anthropiques, sont devenus le point focal où l’agriculture s’est développée durant cette période”, explique Dunning. Les importantes quantités de pollen trouvées là indiquent l’importance des quantités de maïs produites.”Un des aspects fascinants de l’archéologie, c’est que, dans la reconstruction de civilisations entières, on ne peut comprendre, d’un point de vue unique, comment travaillait une population ancienne, de sorte que cela se prête naturellement à un travail interdisciplinaire”, conclut l’auteur.Le 30 mars 2011 à 09:02 • Emmanuel Perrinlast_img

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